Klosters, Musée Nutli Hüschi (NH-KL)

Museum Nutli Hüschi Klosters
Monbielerstrasse 11
Ch-7250 Klosters-Serneus
Tél. : +41 (0)79 440 69 48
E-mail : info@museum-klosters.ch

Film et reportage (en romanche et allemand) sur le Musée Nutli Hüschi de Klosters

Céramiques du Musée Nutli Hüschi de Klosters dans CERAMICA CH

Andreas Heege, 2021

C’est durant la période d’entre-deux guerres que se sont effectuées les recherches et les achats du collectionneur Fritz Schöllhorn (1863-1933), directeur de la Fabrique de bière Haldengut à Winterthour, canton de Zurich (voir aussi : Schoellhorn 1923 et, pour la nécrologie, Schoellhorn 1933).

Il s’intéressait beaucoup à l’histoire et à la culture et, dès les années 1890, possédait l’une des premières maisons de vacances à Klosters, région de Prättigau/Davos, canton des Grisons. C’est ainsi qu’il est entré en contact avec la culture et les objets traditionnels de cette région. Il a acquis l’une des plus anciennes résidences du village, la maison « Nutli-Hüsli », et l’a sauvée de la destruction en la faisant démolir avec soin et en la reconstruisant à proximité pour en faire un musée d’histoire locale. Dans une brochure d’information sur la maison, qu’il a rédigée lui-même en 1925, il écrit : « …en 1889, la ligne de chemin de fer Landquart-Klosters, puis, en 1890, la continuation de cette ligne entre Klosters et Davos a été ouverte au trafic. Cela a marqué le début d’une nouvelle ère pour cette vallée jusqu’alors isolée ! Mon but était de préserver les témoins du passé ».

Céramiques de la poterie Lötscher de St-Antönien, canton des Grisons.

Il a enrichi ce « Musée des traditions populaires » de meubles, de céramiques et d’outils. Il n’est ainsi pas surprenant que des terres cuites de l’atelier de potiers de la famille Lötscher à St. Antönien-Ascharina, à moins de 30 km de Klosters, des faïences de Kilchberg-Schooren dans le canton de Zurich, des poteries de Berneck, canton de Saint-Gall « à la manière de Heimberg »  et bien d’autres encore soient également entrées dans la collection. Au moins pour quelques pièces, on peut prouver que Fritz Schöllhorn les a achetées entre 1918 et 1921 chez les antiquaires Hablützel à Coire et Schwabe à Davos. Neuf autres objets en céramique des potiers Lötscher ne sont entrés en possession du musée qu’en 1954, grâce à un don de son fils, Georg Schöllhorn (1891-1973) (Schoellhorn 1954). Cependant, nous ne nous trompons probablement pas en supposant qu’ils ont été acquis du vivant de Fritz Schöllhorn, c’est-à-dire avant 1933 (je remercie Andreas Schöllhorn de Winterthour pour les informations sur son arrière-grand-père et sur son grand-père). Parmi ces poteries, on trouve un certain nombre de pièces significatives mais singulières, comme, par exemple, une fontaine murale d’Andreas Lötscher datée de 1841, une cruche inhabituelle avec un couvercle en céramique à charnière ainsi que plusieurs cafetières et théières mais aussi l’un des deux pots de fleurs maintenant bien connus. En 1997, Cordula Hitz-Walser a rédigé un bref rapport sur la collection du musée et sur les projets de développement ultérieur du musée (Hitz-Walser 1997). Aujourd’hui, le musée est soutenu par la municipalité et entretenu avec passion par une petite équipe du musée.

Les 15 céramiques de table de la collection fabriquées par les potiers Lötscher ont fait l’objet de recherches approfondies (Heege 2019). Le reste de la collection céramique du Musée a été inventoriée en 2021. Au total, 149 objets supplémentaires ont été documentés. Ils se répartissent comme suit : 53 objets en terre cuite, 26 pièces en faïence, 45 objets en faïence fines, 21 pots en grès et 4 pièces en porcelaine.

Parmi la collection de terres cuites, on découvre un autre potier des Grisons, dont nous ignorons le nom, avec cette cafetière que l’on peut dater autour de 1800-1850 environ, qui a heureusement été conservée. Une autre cafetière de la même main a été documentée dans la collection du Musée « Im Postchäller » (MPK-STA) à St-Antönien (MPK-STA_100). Ce potier fabriquait également des poêles à carreaux de faïence (Heege 2019, 425 fig. 405,2).

D’autres céramiques, probablement également fabriquées dans les Grisons, sont difficiles à identifier. Une fontaine murale avec un décor multicolore au pinceau sous glaçure, probablement fabriquée à la fin du 18ème siècle, a été acquise en 1921 chez l’antiquaire Schwabe à Davos (Heege 2016, 123). On a recensé plusieurs céramiques de ce type dans les musées des Grisons. Elles permettent de tracer des parallèles avec celle-ci (cf. par exemple RMC H1970.192).

Cette écritoire pourrait également avoir été fabriquée dans un atelier des Grisons. Pour des raisons typologiques, sa production par les potiers Lötscher est toutefois exclue. Quant aux potiers de Bugnei, ils fabriquaient d’autres types d’écritoires, du moins dans la dernière phase de leur activité. L’attribution à un atelier particulier doit donc encore rester ouverte. On peut même avancer que l’attribution à un autre fabricant du canton des Grisons doit être considérée comme hypothétique.

Quatre objets de la collection du musée proviennent de l’atelier des potiers Deragisch à Bugnei. Il s’agit notamment d’une de ces typiques formes chevrettes, vraisemblablement un pot à eau, ainsi que d’une petite boîte, dont nous connaissions déjà le modèle grâce aux collections du Musée rhétique de Coire et du Musée de l’Abbaye de Disentis (RMC H1971.454, RMC H1971.1165., KMDis U003). Il existe également des pièces qui présentent des ressemblances avec ce grand bassin pour le lavage des mains (réceptacle pour l’eau de la fontaine murale), dont la date est malheureusement illisible (RMC H1971.455 ; KMDis U029). Jusqu’à présent, le dernier objet céramique, en bas à droite, ressemblant à un vase, est tout à fait particulier et unique. Il ne peut toutefois être attribué de manière fiable en raison de son rebord torsadé tout à fait singulier.

En dehors de ces remarquables terres cuites, la collection ne contient que quelques exemplaires de céramiques caractéristiques « à la manière de Heimberg » fabriquées à Berneck, canton de Saint-Gall. Les soupières et les tasses ci-dessus sont typiques de cette production, mais, sur le plan de la forme, elles ne se distinguent guère des originaux de Heimberg, canton de Berne.

L’une des rares pièces datées de la production de Berneck est cette cafetière, sur laquelle on lit le nom d’une certaine Kristina Dicht et la date de 1854. Dicht est un nom de famille qui n’apparaît qu’à Klosters et à Davos vers les années 1800.

Parmi les objets généralement rares dans les collections des musées, mais typiques de la seconde moitié du 19ème siècle, figure un vase à fleurs à suspendre, peint de couleurs vives (voir les références suivantes en ce qui concerne la forme MBS 1912.169, MBS 1912.239, HMO 8777, HMO 8778, HMO 8027) qui pourrait avoir été fabriqué en Suisse alémanique.

Deux plats à rösti présentent un décor peint et gravé d’une telle qualité que l’on pourrait croire qu’il s’agit d’originaux bernois.

Toutes les autres terres cuites proviennent d’importations typiques pour le canton des Grisons. Parmi ces dernières, on remarque notamment cette rôtissoire de la région de Porrentruy/Bonfol, canton du Jura.

Parmi ces terres cuites importées, il y a aussi, bien sûr, la poterie typique du sud de l’Allemagne, mais également cette vaisselle recouverte d’une glaçure au manganèse provenant probablement de la Suisse alémanique, des poteries marbrées de la région du lac Léman ou de la Savoie et, finalement, de la vaisselle brune en terre cuite glaçurée produite dans l’Empire allemand d’alors (1871-1918).

Pour un certain nombre d’objets, leur attribuer un lieu d’origine reste problématique. Dans le cas de la cruche verte avec son goulot tubulaire, on imaginerait volontiers la Suisse orientale (région de St-Gall).

e pot à tabac avec la poignée de son couvercle en forme de lion semble assez peu suisse, mais c’est parce que nous ne connaissons pas d’objets de comparaison s’y rapprochant. Peut-on imaginer que cet objet soit l’œuvre d’un compagnon du sud de l’Allemagne qui aurait travaillé dans un atelier suisse ? L’inscription autour du couvercle est la suivante : « Toback und ein munters Weib, ist das schönste Zeitvert(reib) – Le tabac et une femme pétulante, c’est le plus beau des passe-temps ». Quant au pot lui-même, il porte l’inscription suivante : « Ich habe dier ja erst gefallen unter diesen Mädchen allen: Daniel Graf in der Girba – Parmi toutes ces jeunes filles, j’ai tout de suite été séduit par toi: Daniel Graf à Girba (lieu-dit)».

Ici également, il n’existe pas de céramiques de comparaison pour cette petite écritoire, datée de 1797, que l’on pourrait utiliser pour déterminer un lieu de fabrication.

Cette cruche à anse avec son décor tacheté foncé est une « étrangère » en Suisse. Elle est probablement originaire de Kröning, en Bavière (voir Grasmann 2010, 244-246 ; Endres 1996, fig. 39, planches en couleurs I et III ; Bauer 1976, 95-100. I et III ; Bauer 1976, 95-100). On serait vraiment heureux de savoir s’il s’agit d’une pièce issue du commerce des antiquités ou d’un objet utilitaire en usage dans les Grisons.

Enfin, il reste à mentionner, en ce qui concerne le chapitre sur les terres cuites, que le musée a également reçu d’autres céramiques en cadeau à une époque plus récente, notamment des céramiques d’Embrach, canton de Zurich (Landert-Keramik) et de Kradolf-Schönenberg, canton de Thurgovie (Poterie Otto Dünner SA). Les deux entreprises sont également représentées par des céramiques de leur production dans d’autres musées des Grisons.

Les faïences présentes dans la collection du Musée proviennent des trois pays suivants : Allemagne, Italie et Suisse.

De la production de Durlach, actuellement un quartier de Karlsruhe, dans le Land allemand du Bade-Wurtemberg, provient une belle et grande assiette avec un bord à six accolades. Elle a été fabriquée dans les années 1755 à 1760.

Grâce aux expertises de Roland Blaettler, de Sylvain Druet et de Jean Rosen, on a pu attribuer l’assiette ci-dessus à la manufacture de Pasquale Rubati (1756-1830) à Milan, vers 1760-1780 (voir sur cette manufacture, l’article de Jean Rosen dans la revue « L’objet d’art », N° 338, du 1er juillet 1999, p. 93-94).

Ce type de saladier ou de compotier ou encore de légumier regroupe un nombre beaucoup plus important d’objets céramiques en faïence largement répandus dans les Grisons et susceptibles d’avoir été fabriqués dans les régions italiennes du Piémont ou de la Lombardie entre la seconde moitié du 18ème siècle et la première moitié du 19ème siècle.

Les faïences de la première moitié et du milieu du 19ème siècle provenant de la région de Kilchberg-Schooren, canton de Zurich, sont encore plus nombreuses dans la collection du Musée. Il s’agit notamment d’une soupière de la Manufacture de Johannes Scheller, de bols à oreillettes et de ces typiques assiettes aux bords godronnés, décorées avec des dictons variés, dont seuls les bassins sont représentés ci-dessus.

La collection du musée de Klosters montre également très clairement la concurrence qui existait entre les producteurs de faïences fines du sud de l’Allemagne et ceux de la Suisse dans le deuxième tiers du 19ème siècle. La faïence fine de Schramberg, dans le Land allemand du Bade-Wurtemberg, domine.

Outre les faïences fines clairement marquées de Kilchberg-Schooren (telles qu’elles le furent après 1846), il existe de nombreuses autres pièces que l’on pourrait attribuer à la production du lac de Zurich en se basant uniquement sur des considérations stylistiques ou en raison des motifs imprimés rattachés sans ambiguïté à cette région de production.

Une terrine en faïence fine pour le foie gras, qui a dû vraisemblablement être fabriquée au début du 20ème siècle par la société Utzschneider & Co à Sarreguemines, région du Grand Est en France, est tout à fait inhabituelle dans les collections grisonnes.  Elle porte sur la face inférieure de son socle une inscription apposée au tampon en caoutchouc sur laquelle on lit « TERRINE BREVETEE S.G.D.G. (sans garantie du gouvernement) SIMPLEX MODELE DEPOSEE 91 ».

En ce qui concerne la céramique du dernier tiers du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, on observe un changement à la fois dans le spectre proposé des formes de ces objets (dominance des sets sanitaires pour l’hygiène corporelle et des pots de chambre) et dans la composition des fournisseurs. Outre les quelques producteurs suisses, comme, par exemple, la Fabrique de faïence fine Niederweiler S.A. (1906–1956), à Möhlin, canton d‘Argovie, on y trouve surtout les grandes entreprises d’Allemagne, de France et des Pays-Bas (Villeroy & Boch à Wallerfangen (Vaudrevange), dans le Land allemande de la Sarre, la société Utzschneider & Co à Sarreguemines, région du Grand Est en France, et des Céramiques de Maastricht, aux Pays-Bas), actives au niveau mondial.

Parmi les objets du musée, on trouve pour la première fois un set sanitaire pour l’hygiène corporelle d’un distributeur de céramiques jusqu’alors inconnu, les frères Bauscher de Lucerne. Une recherche dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC) a révélé les faits suivants : La FOSC 28 de 1910, n° 53, nous apprend que les frères August et Konrad Bauscher fondent une société en nom collectif, dont le siège est à Lucerne, et qui s’intitule « behufs Vertrieb der Fabrik der Porzellanfabrik Weiden, Gebrüder Bauscher G.m.b.H. – Société pour la distribution des produits de la Fabrique de porcelaine (Seltmann), à Weiden, près de Nuremberg en Bavière, les Frères Bauscher S.A.R.L. » , avec une procuration unique pour Walter Bosshardt ; la nature de l’activité est : ameublement d’hôtels. Cependant, il est probable qu’une filiale non enregistrée au registre du commerce existait avant cette date, car on trouve des annonces concernant cette société dans les journaux datant de 1907 déjà. Et encore, dans La Feuille officielle suisse du commerce 35 de 1917, n° 68, du 17 mars 1917 : Déménagement des locaux commerciaux à l’Industriestrasse 17 à Lucerne. Et, finalement, dans La Feuille officielle suisse du commerce 37 de 1919, n° 48, du 21 février 1919 : Société dissoute en raison du décès des deux associés. Transfert des actifs et des passifs à la société Bosshardt & Cie à Lucerne.

On trouve dans l’ensemble des grès conservés au musée Nutli Hüschi les formes habituelles des récipients pour la conservation des aliments et boissons : jarres (ici non représentées) et pots à double anse de différentes tailles.

 

Parmi les objets céramiques en grès, la collection recèle toutefois quelques particularités, notamment une cruche à panse sphérique de la seconde moitié du 17ème siècle et un vinaigrier sans pieds.

Il est particulièrement surprenant de trouver dans la collection du musée un pot de conservation en grès gris avec une peinture en bleu de cobalt, marqué du sceau de la Fabrique de céramiques Landert à Embrach, canton de Zurich, liquidée en 2015. Comme la marque a été enregistrée le 8 juillet 1943 (FOSC), le pot a probablement été fabriqué à la fin de la guerre ou peu après et témoigne d’une production locale de céramiques en grès, ce qui est tout à fait inhabituel en Suisse. On ignore d’où la Fabrique de céramiques Landert a obtenu l’argile appropriée, puis il n’y a pas de gisement de grès en Suisse.

La porcelaine n’est représentée dans la collection du musée de Klosters que par quelques pièces, typiques d’une époque fin 19ème. Il s’agit notamment d’une assiette avec un décor imprimé sur la glaçure distribuée par les magasins d’art ménager Killias & Hemmi de Coire ou de Davos, d’une tasse, également avec un décor imprimé de roses, produite en Silésie et d’une tasse offerte en cadeau avec cette inscription « Dem guten Kinde – au bon enfant », qui a probablement été fabriquée dans l’Empire allemand (1871-1918).

Remerciements

Nous tenons à remercier le personnel du musée Nutli Hüschi, et en particulier Barbara Gujan-Dönier, pour leur collaboration utile et sympathique tout au long de ces dernières années. Ce fut toujours agréable et plaisant que de travailler en leur compagnie dans l’un des plus beaux musées patrimoniaux d’art populaire des Grisons.

Traduction Pierre-Yves Tribolet

Bibliographie:

Bauer 1976
Ingolf Bauer, Hafnergeschirr aus Altbayern (Kataloge des Bayerischen Nationalmuseums München 15,1), München 1976.

Endres 1996
Werner Endres, Gefässe und Formen. Eine Typologie für Museen und Sammlungen (Museums-Bausteine 3), München 1996.

Grasmann 2010
Lambert Grasmann, Die Hafner auf dem Kröning und an der Bina, Straubing 2010.

Heege 2016
Andreas Heege, Die Ausgrabungen auf dem Kirchhügel von Bendern, Gemeinde Gamprin, Fürstentum Liechtenstein. Bd. 2: Geschirrkeramik 12. bis 20. Jahrhundert, Vaduz 2016.

Heege 2019
Andreas Heege, Keramik aus St. Antönien. Die Geschichte der Hafnerei Lötscher und ihrer Produkte (1804-1898) (Archäologie Graubünden – Sonderheft 7), Glarus/Chur 2019.

Hitz-Walser 1997
Cordula  Hitz-Walser, Das alte Bauernhaus und der Stall. Zur Erweiterung des Heimatmuseums Nutli Hüsli in Klosters, in: Mitteilungen der Walser-Vereinigung, 1997.

Nekrologe Schoellhorn  1933
Fritz Schoelhorn (1863-1933) und Lilly Schoellhorn-Sträuli (1868-1933), Winterthur 1933.

Ruprecht 1993
Heinz Ruprecht, Ferdinand Ernst (1819-1857), Johann Georg Schoellhorn (1837-1890), Fritz Schoellhorn (1863-1933). Brauerei Haldengut – vom gewerblichen zum industriellen Brauen (Schweizer Pioniere der Wirtschaft und Technik 57), Meilen 1993.

Schoellhorn 1923
Fritz Schoellhorn, Bausteine zu einer Familiengeschichte der Schellhorn und Schöllhorn, Einsiedeln 1923.

Schoellhorn 1925
Fritz Schoellhorn, Das Nutli-Hüsli in Klosters (Prätigau) – Ein Heimat-Museum, Einsiedeln 1925.

Schoellhorn 1935
Georg Schoellhorn, Das Nutli-Hüsli in Klosters (Prätigau): ein Heimat-Museum, Zürich 1935.

Schoellhorn 1954
Georg Schoellhorn, Das Nutli-Hüsli in Klosters, in: Bündner Monatsblatt: Zeitschrift für Bündner Geschichte, Landeskunde und Baukultur, 1954, 25-29.